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Musique classique et opéra par Classissima

Tabea Zimmermann

mercredi 24 août 2016


Classiquenews.com - Articles

18 août

Compte rendu, opéra. Saint Céré. Théâtre de l’usine, le 10 août 2016. Weil : L’Opéra de quat’sous. Desbordes, Perez, Peskine.

Classiquenews.com - ArticlesCompte rendu, opéra. Saint Céré. Théâtre de l’usine, le 10 août 2016. Weil : L’Opéra de quat’sous (titre original : Die Dreigroschenoper) opéra en trois actes sur un livret de Bertold Brecht (1898-1956). Eric Pérez, Macheath, Anandha Seethanan, Polly, Nicole Croisille, Mme Peachum … choeur et orchestre Opéra Eclaté, Manuel Peskine, direction. Eric Pérez et Olivier Desbordes, mise en scène, Patrice Gouron, décors, Jean Michel Angays, costumes, Guillaume Hébrard, construction décors, Paolo Calia, graffitis sur toile. Depuis 1989, date de la première présentation au festival de Saint-Céré, c’est la troisième production de l’Opéra de quat’sous que monte la troupe Opéra Eclaté. Si, comme nous le disait Eric Pérez dans le courant de l’hiver, cette nouvelle production est arrivée plus tôt que prévue suite à l’annulation de Cabaret initialement prévu, voici donc une lecture rigoureuse certes mais complètement déjantée du chef d’oeuvre du tandem Kurt Weill (1900-1950) / Bertold Brecht (1898-1956). Pour cette nouvelle production de l’Opéra de quat’sous, les metteurs en scène ont choisi de présenter la version française qui fut créée en 1939, soit onze ans après la création de l’oeuvre originale en langue allemande. C’est une mise en scène à quatre mains signée Olivier Desbordes et Eric Pérez qui entraîne le public, toujours aussi nombreux, dans l’univers sombre des bas quartiers de Londres. Comédiens déchainés L’Opéra de quat’sous : une équipe réjouissante donne vie au chef d’oeuvre de Kurt Weil Cependant ne nous y trompons pas, sous le vernis des éternelles rivalités entre gangs, se cache un univers plus loufoque : celui du cirque dans lequel les personnages évoluent sous le regard retors souvent, cruel parfois et toujours impitoyable de Mr Peachum, un Mr Loyal dans ce charivari grotesque parfois, mais plein de vie et très dynamique. Et le mélange des genres est d’autant plus réussi que la distribution réunit un groupe de comédiens chanteurs chevronnés. Oui, mais pas que, car c’est aussi une bande de copains, formée depuis la précédente production (Cabaret donné à Saint Céré en 2014), emmenés avec un talent et une gouaille inégalables par une Nicole Croisille en grande forme. Ainsi les bas quartiers de Londres, à la veille du couronnement de la reine deviennent des quartiers de cirque où les rivalités, toutes latentes qu’elles soient, sont des rivalités … d’opérette. Et la grande réussite de Weill et de Brecht est d’être parvenus à brosser une critique sévère, sans équivoque de la société de leur époque, surtout d’arriver à le faire sans se faire taper sur les doigts par la censure. Pérez et Desbordes ont si bien repris cette critique sociale à leur compte qu’ils en rajoutent une couche ou deux sans scrupules ; pour autant les deux compères ne forcent jamais le trait. Dans la famille Peachum, le père, campé par Patrick Zimmermann, est retors, impitoyable et si jaloux de ses prérogatives qu’il surveille sa fille avec autant, sinon plus, de sévérité que les mendiants dont il est le chef. La très belle performance de Zimmermann n’a rien à envier à celle de Nicole Croisille ; cette Mme Peachum là force le respect tant elle entre à fond dans son personnage. A 80 ans, elle chante, danse et joue la comédie avec une gourmandise insolente donnant à l’occasion une incroyable et superbe leçon de vie. Si Peachum est jaloux de tous les hommes susceptibles d’approcher sa fille chérie, c’est elle qui traque avec une hargne terrible sa fille dont le mariage la rend folle de rage même si elle se refuse à l’admettre. Avant même le début des festivités, Nicole Croisille chante la complainte de Mackie le surineur avec un brin de folie qui donne le ton de la soirée. Face à ce couple redoutable, Anandha Seethanen campe une Polly remarquable qui se révèle être aussi malicieuse que ses parents ; sous ses faux airs de sainte nitouche, Polly, fraîchement mariée à un Macheath déjà polygame, se révèle être une femme d’affaires redoutable dès qu’il lui confie le contrôle de ses affaires. Face à la famille Peachum, intraitable, sans scrupules ni sentiments d’aucune sorte, le Mackie d’Eric Pérez est génial à tous points de vue. Rendant coup pour coup lorsque ses intérêts sont en jeu, amoureux de toutes les femmes qu’il rencontre, qu’il s’agisse de Lucie Brown, de Polly Peachum, de la putain Jenny (excellente Flore Boixel, qui passe avec talent du rôle de la cousine dans Périchole à celui de Jenny dans Quat’sous) qui, jalouse de Polly, fera alliance avec les parents de la jeune fille pour faire emprisonner Mackie le surineur. A aucun moment, Pérez qui cosigne la mise en scène, ne se laisse déconcentrer ; il fait de son personnage un chef de gang dur, parfaitement cynique, corrompu et corrupteur prêt à tout pour conserver son «négoce». Dût-il pour cela se mettre dans la poche tous les hommes de son ami Peter «Tiger» Brown le shérif du quartier de Soho où se déroule l’action. Brown qui d’ailleurs, pour sauver la tête de son ami, va jusqu’à endosser les habits de hérault royal. Marc Schapira est digne de ses partenaires : il campe un Brown plein de morgue et de gouaille ; il se régale visiblement à jouer les faux durs pendant toute la soirée. A la tête de l’orchestre d’Opéra Eclaté, modernisé pour l’occasion, Manuel Peskine dirige avec talent la musique de Kurt Weil, allant même jusqu’à endosser les habits du prêtre pour marier Polly et Mackie. La scène est d’ailleurs assez cocasse et ne manque pas de faire sourire. Elle souligne surtout le total engagement de chacun, chanteurs, musiciens, chef, dans le déroulé d’une soirée riche en rebondissements. Cette seconde soirée saint-céréenne est d’une grande qualité grâce à une équipe de chanteurs comédiens survoltés, soudés car ils se connaissent bien ; d’autant que la présence de Nicole Croisille, dont la carrière exceptionnelle est un exemple remarquable de longévité, aiguillonne tout le monde. La mise en scène à quatre mains d’Eric Pérez et d’Olivier Desbordes offre aux artistes, un écrin qui fonctionne très bien. Saint-Céré. Théâtre de l’usine, le 10 août 2016. Kurt Weil (1900-1950) : L’Opéra de quat’sous opéra en trois actes sur un livret de Bertold Brecht (1898-1956). Eric Pérez, Mackie, Anandha Seethanan, Polly, Nicole Croisille, Mme Peachum, Patrick Zimmermann, Mr Peachum, Flore Boixel, Jenny, Marc Schapira, Brown, Sara Lazerges, Lucie, choeur et orchestre Opéra Eclaté, Manuel Peskine, direction. Eric Pérez et Olivier Desbordes, mise en scène, Patrice Gouron, décors, Jean Michel Angays, costumes, Guillaume Hébrard, construction décors, Paolo Calia, graffitis sur toile.

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6 juillet

Frank Peter Zimmermann retrouve l’usage de son violon

Le violoniste allemand, Frank Peter Zimmermann, âgé de 51 ans, va pouvoir de nouveau jouer le Stradivarius Fritz Kreisler ‘Lady […]




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31 mai

Les trois Quatuors avec piano de Brahms au Théâtre des Champs-Elysées

Leif Ove Andsnes (piano), James Ehnes (violon), Tabea Zimmermann (alto) et Clemens Hagen (violoncelle) jouent les Quatuors pour piano de Brahms le 11 avril 2016 au Symphony Center de Chicago / © Todd Rosenberg 2016 Les amateurs de musique de chambre les plus passionnés, les plus assidus, ne se souviennent guère d’avoir entendu un même soir les trois œuvres écrites par Brahms pour une formation à vrai dire paradoxale, peu traitée (deux fois par Mozart, une fois par Schumann) et qui exige la réunion, et la fusion aussi, de quatre instrumentistes d’absolument premier ordre. Tous solistes de leur plein droit, ils ont toutefois à effacer leur ego, tant ces œuvres sont collectives, et affirmer pourtant le moment venu leur préséance, tant Brahms s’entend à demander à chacun d’eux, mais par instants seulement, le timbre, la pulsion, l’intensité, le coup de jarret qu’il est seul à pouvoir donner. La partie sera faite belle au violoncelle, dont le chant s’entend de bout en bout : et on sait comme Brahms peut faire chanter le violoncelle, alors même que c’est le piano qui est héros en titre d’un concerto. Le Stradivarius de Clemens Hagen, sa sonorité soyeuse, sa ligne de chant, son legato ont été en évidence, sans jamais en rien être mis en vedette. Mais l’intensité plus sombre du timbre de Tabea Zimmermann à l’alto, et quelque chose comme une chaleur lumineuse soudain arrachée au violon de Christian Tetzlaff dans des traits d’une douceur miraculeuse, tout cet ensemble demande que soient réunis quatre princes, que chacun soit sensationnel, et pourtant à quatre ne fassent qu’un. Inutile de dire que par la nature même de sa sonorité et de sa percussivité (ici contrôlée jusqu’à la sorcellerie) le piano pourrait rester à part et jouer un peu en star, d’autant que Brahms lui offre des virtuosités tsiganes à peine croyables. Le tact supérieur de Leif Öve Andsnes fait que l’intégration du piano aux cordes, sa façon de ressortir aussi, soient l’une et l’autre opportunes, parfaites. Et dans une beauté de son, jamais cinglante, jamais métallisée, gardant une rondeur à la Mozart ou à la Schubert : de même que les cordes, elles, toujours si sollicitées émotionnellement et expressivement, et si intenses, restent capables de mezza voce, de pianissimi les plus intimes et envoûtants, timbrés pourtant, sans aucun clinquant ni stridence, jamais. Miracle si on pense aux deux pleines heures de musique soutenue que durent les trois Quatuors : Tetzlaff vit d’ailleurs une corde de son violon péter au dernier mouvement du Troisième. Tel était l’échauffement. Et l’excitation, l’enthousiasme dans une salle où la fin du Premier Quatuor déjà soulevait une stupéfaction telle qu’en un sens le concert aurait pu s’arrêter là. Heureusement il n’en fut rien. Et la confrontation entre ces trois ouvrages que Brahms a portés ensemble, diversement longs à achever, mais immensément remodelés tous les trois, était plus qu’instructive. Elle souligne la déflagration insensée d’énergie et de facilité, faconde créatrices dans le Premier en sol mineur qui se moque royalement de tout ce qui s’est jamais appelé quatuor, et secoue la grande ombre de Beethoven (personne avant n’avait osé) très très fort. Il faut dire que nos complices y ont atteint dans l’Intermezzo et le Trio à des délicatesses d’elfe, d’une perfection et d’une finesse sonores rarement entendues ; et les doigts, très en évidence alors, d’Andsnes dans les tsiganeries ahurissantes de la fin ont su y mettre les mêmes effleurements d’elfe ! On n’a pas pu ne pas trouver en contraste que l’illustre lyrisme apaisé du Second en la majeur tirait un peu à la ligne, et qu’on n’y sentait pas de la même manière la tension harmonique, la pulsion propres à Brahms ; un soupçon de fadeur distinguée, ou dirons-nous d’académisme, en viennent alors à cette musique et ce chant si beaux ! Mais le Troisième en ut mineur n’en apparaîtra alors qu’admirablement plus concis, sobre et intense en même temps, comme si Brahms, se reprenant une douzaine d’années plus tard, était arrivé au point idéal de condensation et de pureté où il peut laisser tomber sa plume et se dire : c’est parfait. Merci au Théâtre des Champs-Elysées, très fort, pour une soirée qui n’est possible que là, une soirée voulue telle, dans une programmation qui est aussi un lent ensemencement, dont voici le plus beau fruit. Théâtre des Champs-Elysées, le 30 mai 2016



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20 avril

NANCY : reprise de La Rose Blanche (1967)

NANCY. La Rose Blanche : 20 mai – 3 juin 2016. Udo Zimmermann signe un sommet lyrique contemporain d’une noirceur sobre, efficace, glaçante dont la fulgurance ressuscite l’effroi grandiose et terrifiant de la tragédie grecque. Les deux héros de cette fable moderne surgissent du fond de la nuit, deux spectres que la mort a saisi, et dont la clairvoyance éblouit par sa grandeur. Sophie et Hans ont tenté de combattre le fascisme : l’opéra haletant, hallucinant, parcouru d’éclairs et de cauchemars, de visions d’une claire suggestion, ressuscite l’héroisme de deux Justes, torturés, broyés par la Barbarie. La production saluée en février 2013 par classiquenews lorsqu’elle fut présentée en création française par Angers Nantes Opéra, reprend du service à Nancy, avec la même équipe de chanteurs, deux vois, deux tempéraments d’une exceptionnelle intensité et justesse poétique : la sœur et le frère, sacrifiés sur l’autel de la barbarie nazie : Elizabeth Bailey et Armando Noguera. L’ouvrage en allemand, créé en 1967, glorifie à juste titre ce groupe d’étudiants dit “La rose blanche” qui affirmant leur résistance contre le fascisme hitlérien en 1942, paya très cher leur courage admirable. A cette occasion, l’Opéra de Nancy s’associe au Goethe Institut pour une série d’événements (exposition, rencontre, ciné conférences….) autour de La Rose blanche (voir détails dans le dossier de presse). Production incontournable. LA ROSE BLANCHE d’Udo Zimmermann à Nancy 9 représentations au Théâtre de la Manufacture les 20, 22, 24, 25, 27, 28, 31 mai 2016 et les 1er et 3 juin 2016 . Nicolas Farine, direction musicale Stephan Grögler, mise en scène Sophie, Elizabeth Bailey Hans Scholl, Armando Noguera. VOIR le reportage vidéo exclusif réalisé en février 2013 par CLASSIQUENEWS LIRE notre compte rendu complet de La Rose Blanche présentée par Angers Nantes Opéra La version que nous offre Angers Nantes Opéra est celle de 1986 : d’un premier ouvrage à plusieurs personnages et pour grand orchestre, Zimmermann a fait une épure ciselée comme du Britten, évocatoire et parfois âpre comme du Berg, proche par son éloquence et sa finesse linguistique de Bach.
Sur la scène, deux acteurs chanteurs à la présence vocale, dramatique et incantatoire d’une subtilité exemplaire traversent la série de tableaux conçus comme des transes, des visions hallucinées, entre terreur, douleur, surtout courage : Hans et Sophie, le frère aîné et la sœur, défient jusqu’à la mort les faiblesses, les lâchetés pourtant excusables. Leurs frêles silhouettes se dressent malgré tout et jusqu’au bout contre un climat de terreur intelligemment cultivée tout au long du spectacle. Les deux cœurs justes ullulent, murmurent ou expriment toute une palette de sentiments divers, véritable tour de force vocal et lyrique qui semble aussi revisiter les lamentos baroques et l’incantation montéverdienne.

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